Assurance décennale : réussir son dossier artisan du premier coup

Monter un dossier assurance décennale n’a rien d’un simple formulaire. Chaque information communiquée sera utilisée par la compagnie pour mesurer votre risque : type de travaux, expérience, chiffre d’affaires, antécédents et organisation de vos chantiers. Un dossier approximatif donne souvent la même réponse : refus, prime délirante ou exclusions de garantie.

1. Les données que les compagnies analysent réellement

La plupart des assureurs construction disposent de grilles internes. Elles ne sont pas publiques, mais on retrouve toujours les mêmes axes d’analyse :

  • Activité précise : « maçonnerie générale » n’a pas le même niveau de risque que « aménagement intérieur » ou « charpente-couverture ».
  • Chiffre d’affaires : un CA trop faible par rapport au type de chantiers visés inquiète autant qu’un CA irréaliste pour une structure qui démarre.
  • Expérience : diplômes, années en tant que salarié, références de chantiers, spécialisation réelle.
  • Historique d’assurance : résiliations pour non-paiement, sinistres lourds, périodes non assurées.
  • Sous-traitance : pourcentage du CA confié à d’autres, contrôle sur la qualité, RCD des sous-traitants.

2. Les erreurs qui plombent un dossier dès le départ

Dans les demandes que nous rattrapons, les causes de blocage reviennent toujours :

  • Activité « fourre-tout » : déclarer « tout corps d’état » sans détailler les travaux réellement réalisés.
  • CA sous-déclaré : pour payer moins, certains divisent leur chiffre d’affaires par deux. Résultat : refus ou grosse suspicion en cas de sinistre.
  • Non-déclaration d’un passé compliqué : mieux vaut expliquer une ancienne résiliation que laisser l’assureur la découvrir via ses bases internes.

3. Dossier RCD en création d’entreprise

En création, vous n’avez pas d’historique de CA ni de sinistres. Les compagnies se concentrent alors sur :

  • Vos diplômes techniques et votre parcours salarié
  • Le type de chantiers que vous visez la première année
  • La cohérence entre vos tarifs, vos délais et votre organisation

Un prévisionnel simple, quelques références de chantiers réalisés auparavant et des documents lisibles font souvent la différence entre un refus automatique et une acceptation en conditions standard.

4. L’intérêt d’un courtier façade BTP / construction

Plutôt que de multiplier les demandes partout, un courtier spécialisé en RCD travaille votre dossier une bonne fois, puis le présente aux compagnies réellement adaptées à votre profil (activité, région, antécédents, éventuelle intervention en DOM-TOM).

Le rôle du cabinet Assur’Futur est précisément là : filtrer les solutions inutiles, construire un dossier défendable et vous accompagner ensuite sur la durée (ajout d’activités, hausse de CA, sinistres…).

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WA